Action II-2 : Lutter contre la pollution des milieux

Acquis

-Une ressource protégée :
Clermont-Ferrand est alimentée aux deux tiers par de l’eau issue de la nappe alluviale de l’Allier et pour l’autre tiers par des sources d’origine sous-basaltique captées sur la chaîne des Puys.
Pour préserver cette ressource de qualité, la Ville de Clermont-Ferrand a engagé sans tarder les démarches de mise en place des Périmètres de Protection. Il s’agit d’un outil réglementaire institué par la loi du 3 janvier 1992. Différents types de périmètres sont définis et délimités autour des points de captage afin de à protéger les ressources utilisées pour la production d’eau potable :
● Périmètre de protection immédiate : aire clôturée autour du captage, à l’intérieur de laquelle aucune activité n’est autorisée ;
● Périmètre de protection rapprochée : certains types d’activités (production agricole, industrie...), susceptibles de dégrader l’eau, y sont réglementés voire interdits ;
● Périmètre de protection éloignée : correspondant au bassin d’alimentation du point de prélèvement, il peut être défini dans certains cas.
Au niveau du champ captant du Val d’Allier les mises en conformité nécessaires ont été réalisées en totalité : acquisition de terrains, pose de clôtures autour des périmètres immédiats, mise en place d’une station d’alerte en bordure d’Allier afin de détecter rapidement une éventuelle pollution….
Au niveau des sources : Certaines sources non protégeables car situées en milieu urbanisé seront substituées par une nouvelle ressource au Maar d’Enval (voir ci-après). Le puit de la Vacherie (dernière ressource à protéger) a fait l’objet d’un dépot du dossier d’autorisation à l’ARS.

-Une ressource bien gérée :
La Ville a signé diverses conventions depuis 2002 avec le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne (CEN Auvergne) afin de mettre en place une gestion cohérente et adaptée sur le site du Val d’Allier, classé en grande partie en zone Natura 2000.
Le partenariat se poursuit pour la période 2016/2020. A noter que la mise en œuvre du plan Loire IV (2014-2020) sur le val d’Allier a été déclinée dans un Contrat territorial signé le 8 juillet 2015 par les différents maîtres d’ouvrage dont le CEN Auvergne et les financeurs, et que certains sites à forte valeur patrimoniale sont concernés.
De plus, le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Allier Aval a été approuvé en 2015. Il fixe les objectifs et grandes orientations pour une gestion équilibrée de la ressource en eau conciliant préservation des milieux aquatiques et satisfaction des usages.

-Mieux connaître la ressource :
Une étude de la nappe alluviale (fonctionnement quantitatif et qualitatif) a été menée de 2010 à 2013, sous forme de convention de partenariat avec le CNRS et l’Université Blaise Pascal. Une thèse présentant les résultats a été soutenue avec succès en juin 2014. (Coût : 324 526 € dont 59 500€ sous forme d’analyses directes réalisées par la DEA). Un suivi sur 10 ans a été mis en place depuis 2013 avec l’aide de l’Agence de l’Eau.


Objectifs

Protéger les ressources en eau utilisées pour la production d’eau potable


Direction ou partenaire référent
DEA

Directions ou partenaires associés

Indicateur de résultat du volet Responsable Dernière valeur Date

Indice d’avancement global de la protection de la ressource en eau (selon arrêté du 2 mai 2007)

80% 2016
Les projets Échéance Coûts Indicateur de suivi

Etude de la nappe alluviale : suivi sur 10 ans (analyses mensuelles sur les points les plus représentatifs)

2023 Analyses directes de la DEA (estimées à 40 000 € HT par an) 1

Poursuivre les actions de préservation en partenariat avec le CEN Auvergne

2020 1

Recherche de ressources de substitution
Afin de pallier aux difficultés pour assurer la protection de certaines sources de la vallée de la Tiretaine vulnérables aux pollutions, le service procède à la recherche de ressources de substitution. Après des essais non concluants en 2007 / 2008, une recherche prometteuse a lieu dans le maar d’Enval (commune d’Orcines). Après des analyses poussées, des essais de pompage ont été menés et sont concluants. La procédure d’autorisation est lancée (procédure commune avec les captages d’Orcines – hydrogéologue désigné).

2017/2018 2007-2011: 250 000 € HT environ + 2013/2014 = 320 000€ de travaux et 20 000€ d’études 1

Passage en Communauté Urbaine au 1er janvier 2017 : transfert de l’ensemble des compétences liées à l’eau avec pour principaux objectifs de consolider la démarche qualité-sécurité-environnement et étendre la certification, mener les mutations structurelles liées à la transformation en Communauté Urbaine, augmenter le périmètre en harmonisant et mutualisant les moyens mis en œuvre...

2017/2018