Action II-2 : Lutter contre la pollution des milieux

Acquis

- Une double surveillance de la qualité de l’eau :
Les eaux d’alimentation de la Ville de Clermont-Ferrand sont soumises à un double contrôle :
.un contrôle officiel réalisé par les pouvoirs publics, en l’occurrence par l’Institut Louise Blanquet / Eurofins, laboratoire accrédité par le COFRAC (comité français d’accréditation), et mandaté par l’ARS (Agence Régionale de Santé) ;
.une auto-surveillance réalisée par le Service de Contrôle des Eaux de la Direction de l’Eau et de l’Assainissement : afin de garantir aux Clermontois un risque sanitaire minimal, le commune a en effet fait le choix de tripler le nombre de contrôles réalisés en s’équipant d’un laboratoire interne.

Les prélèvements et analyses interviennent à trois niveaux, conformément au Code de la Santé Publique : à la ressource, en production (sortie de réservoirs) et en distribution (au robinet des consommateurs).

- D’autres mesures de suivi de la qualité viennent en complément : station d’alerte mobile en bordure de l’Allier, permettant de détecter d’éventuelles pollutions sur la rivière ;
station d’alerte au réservoir des Roches, pour détecter d’éventuelles pollutions sur l’eau en provenance des sources de la Vallée de la Tiretaine ; analyseurs de chlore en continu en sortie de réservoir ; analyses supplémentaires effectuées en cas de problème, avant mise en service de conduites neuves, analyses sur les fontaines …

- Gestion de crise
Dispositif de gestion de crise (cellule de crise) et du système de télé-alerte capable d’informer rapidement la population en particulier sur la qualité de l’eau, par la diffusion d’un message et d’un outil cartographique.

- Éliminer les branchements en plomb
la réglementation européenne a réduit progressivement la teneur maximale en plomb dans l’eau de distribution de 50 micro-grammes/litre à 10 micro-grammes/litre à partir de décembre 2013. Afin de respecter cette valeur de façon certaine quelque soit le protocole de prélèvement (avec ou sans stagnation de l’eau), il est nécessaire d’éliminer tous les branchements existants en plomb (et il sera nécessaire pour les propriétaires de faire de même pour les tuyauteries intérieures).
La Ville de Clermont-Ferrand a engagé dès 1996 un programme de renouvellement des branchements en plomb. Plus de 9 600 branchements ont déjà été ainsi changés et fin 2014 il restait seulement 127 branchements répertoriés à changer (cas particuliers et disséminés sur la Ville).


Objectifs

Garantir en permanence la qualité sanitaire de l’eau distribuée


Direction ou partenaire référent
DEA

Directions ou partenaires associés

Indicateur de résultat du volet Responsable Dernière valeur Date

Conformité biologique

100% 2013 (2014 non disponible)

Conformité physico-chimique

100% 2013 (2014 non disponible)
Les projets Échéance Coûts Indicateur de suivi

Terminer le programme de changement des branchements en plomb (cf ci-dessus).

2015 1 branchement = environ 1500 €HT 1

Construction d’une unité de traitement à l’usine élévatoire du Val d’Allier
La Ville de Clermont-Ferrand a décidé la construction sur ce site d’une unité de traitement permettant aussi bien de régler des difficultés chroniques (équilibre calco-carbonique, fer, manganèse, amélioration des systèmes de désinfection...), que des problèmes occasionnels (pollution suite à d’éventuels déversements accidentels dans l’Allier, augmentation des concentrations de pesticides, inondations...), et ainsi délivrer en permanence une eau de meilleure qualité.
Après délibération en Conseil Municipal le 30 septembre 2011, un appel d’offres a été lancé et la conception – réalisation a été confiée à un groupement d’entreprises composé de OTV, spécialiste du traitement de l’eau, associé à Eiffage Construction, Eiffage Énergie, l’architecte clermontois DHA et le Bérim.
L’unité de traitement, à la pointe de la technologie, comportera notamment une étape d’ultrafiltration membranaire.
Fin 2013, les travaux ont débuté. Fin 2014, le génie civil est quasi-achevé et les 1ers équipements arrivent. 2015 permettra d’effectuer les phases de mise au point, pour une mise en service prévue début 2016.

2016 18,34 millions d' €uros 1